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25.02.2008
Paroles assassines
Je recopie ici le commentaire que j'ai fait sur la blog d'Elisa et le commentaire de Pat.
Elisa,
Ta souffrance, je l'imagine. Je vais te confier quelque chose de très personnel.
La différence en général gêne. Dès que les gens ne rentrent pas dans le moule et se différencient, ça interroge et ça pose question. Moi, j'ai toujours dérangé: ma famille d'abord à cause de ma personnalité. Dès que je me suis éloignée des sentiers battus et que je ne suis plus rentrée dans la lignée que mes parents avait imaginé pour moi. Ensuite, sont venus la maladie et le handicap. Et là, je peux te dire que ma différence effraie au point que ces derniers jours,on m'a dit : "Tu devrais prendre une boîte de cachets et crever. Au moins, tu ferais chier personne". C'est très cru mais ce qu'on m'a dit.
Alors tu sais Elisa, ce que j'ai appris c'est que sur cette terre, il ya toujours des gens qui ne te comprendront pas. Aies confiance en ta valeur et en ce que tu vaux c'est la meilleure façon de montrer aux autres qui tu es vraiment.
Ecrit par : Elphe | 25.02.2008
@ Elphe,
Je veux croire que ce ne sont pas vos parents ou vos proches qui vous assainner cette volée d'injures ?
Vous le savez Elphe, il existe dans notre Constitution, des lois, et des règles qui protègent la personne dite handicapée, et qui condamnent sévèrement ce genre de malhonneteté intellectuelle. Il est vrai, et affligeant, et c'est bien triste, que les injures sont en premières places dans les familles mêmes ...
Pat ...*
Ecrit par : Patlesarthois | 25.02.2008
Pour répondre, je dirai que je n'ai plus l'impression d'avoir de mère. Elle a toujours fuit devant chaque coup dur que la vie m'a infligé. De façon générale, je n'ai pas l'impression que ma famille réalise vraiment mes difficultés. En ce qui concerne ces paroles assassines, elles sortent d'une personne qui disait me comprendre et me soutenir. Peut-être c'était-elle sentie dépassée?
J'en garde une blessure profonde mais je me raccroche aux gens qui me soutiennent et savent voir en moi les aspects positifs de ma personnalité. Des mères de famille m'ont parfois dit qu'à ma place, elles ne savent pas ce qu'elles auraient fait et si elle auraient eu mon courage. Je préfère penser à ces personnes et essayer de prendre du recul par rapport à ceux qui me blessent et pensent que certains ont plus le droit de vivre que d'autres. Je me dis que ceux-là sont sûrement plus en difficulté que moi pour avoir une telle étroitesse d'esprit.
13:05 Publié dans Discussion | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
peu étre qu'elle avais envie de faire quelques choses pour t'aider ! et peu etre lui en a tu trop demander d'un seul coup !
il faut savoir faire la par des choses, et ne pas regarder que sont mal étre. Il faut se dire que tous le monde ici bas a des problemes qui sont peu etre moins contreniant que les tiens certe, mais qui reste leur probleme qu'il essaye de geré du mieux qu'il le peuve. alors, croit tu que cette personne est vraiment si mauvaise ??
et es ce que tu t'es demandé pourquoi elle avais réagi ainsi ??
mon conseil, si c'est une personne proche de toi, c'est d'éssayé de lui en reparlé calmement pour voir ca réation c'est la meilleure chose que tu ai a faire.
latortue.
Ecrit par : latortue | 25.02.2008
Elphe,
Je suis parent, il faut dire que les parents deviennent aussi "handicapés"...
Ce sont ces phrases assassinent "votre fille mobilise une personne à elle toute seule, mais reconnaissez le, votre fille a fait ci, fait ça, etc". "votre fille, on n'en veut pas"... "on refuse son inscription" "pourquoi vous voulez qu'elle apprenne à nager" "pourquoi vous voulez qu'elle aille à l'école et qu'elle apprenne à lire et à écrire, etc" "mais reconnaissez le", etc.
Ces phrases assassines comme coups de sentences ou coups de massues.
Ces phrases assassines qui nous rejettent avec notre enfant et nous mettent en situation d'exclusion autant que lui.
Ainsi, il est facile de continuer "à cause de l'enfant" que je suis dans une situation comme celle-là par faiblesse et faire comme cette "norme" là (si on veut bien la considérer en tant que telle), reproduire ces comportements.
Non, j'ai brandi "mon poing" au ciel contre tous ceux qui s'insurgent et trouvent de bons prétextes pour la rejetter et l'empêcher de vivre à droits égaux, et dans les yeux de mon enfant, je serais prêt à griffer ceux qui la rejettent.
Ecrit par : Crépuscule | 27.02.2008
La vie est ainsi faite, elle est dure, dure pour les gens dits normaux et dure pour les gens dits "handicapés" mais souvent les personnes "normales" sont handicapées et paralysées devant le handicap des autres. Pour les proches, c'est une autre histoire car ils ne comprennent pas, sont en colère, n'arrivent pas à l'exprimer, sont désemparés. Je pense, pour les personnes qui t'aiment, le dialogue est primordial. Souvent, on pense des trucs, on s'imagine des choses mais dans la réalité, ces personnes pensent tout autrement. Il faut crever l'abcès et tenter de communiquer. Je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire mais il faut tenter et ne pas accumuler toutes ces petites blessures morales qui font tant de mal, la souffrance physique est déjà là, évites d'ajouter une blessure morale venant des gens qui t'entourent et que tu aimes.
Amicalement
Alix
Ecrit par : alix | 27.02.2008
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